J'y étais.25-3. (0-3) à la mi-temps. ( 4 essais, une transformation et une pénalité contre une pénalité )
Nombreux public, égalité en termes de supporters des deux camps. Très joli cadre et très beau stade moderne de Servian, proche de Béziers. Seule fausse note le grillage ceinturant la main courante. Beau soleil chaud et vent très fort par à coups pour la Cote Saint André en première mi-temps, pour le Sass en seconde.
A vrai dire, la véritable finale était le match précédent contre Capbreton, tant les Isérois firent pâle figure sur ce match. Lourd et pataud devant avec en figure de proue un vieux pilier de retour qui fit étalage de mauvais coups. Pour le reste, un pack gaillard dans la conquête et c'est à peu près tout. La chaleur et les mouvements impulsés par les blancs et noirs pourtant souvent maladroits et pénalisés ne laissait guère de doute sur l'issue du match à la mi-temps. Malgré le vent, les saint-séverins avaient passé deux-tiers du temps chez leurs adversaires. Cette piètre gestion du jeu de l'ouvreur rouge et l'absence de punch offensif annoncait la suite.
Une pénalité rétablissait l'équilibre assez rapidement puis, à l'heure de jeu, les trois-quarts de Saint-Sever concluaient l'emprise de leurs avants. Les essais s'enchaînèrent et minèrent inexorablement le moral des rouges qui avaient compris après le premier essai le sens de l'histoire de cette finale à sens presque unique. Les horions commencèrent alors dûs à la chaleur et à la déception amère d'une finale si irrémédiablement perdue.
Coté noir et blanc, on attendait sereinement la fin depuis un quart d'heure dans le camp des malheureux isérois qui ne pouvaient que reconnaître qu'une seule équipe avait vraiment joué au rugby.
P.S Comme quoi , les proverbes peuvent mentir , une équipe avertie ( par le capitaine capbretonnais ) n'en vaut pas deux...